top of page

Angélique Ducros

Hypnothérapeute Perpignan - Formatrice
Praticienne PNL - CNV
Psychologie Holistique - Thérapie Brèves

Je veux la paix : comment retrouver la paix intérieure et cesser de lutter contre soi-même ?

Angélique Ducros
il y a 3 jours
10 min de lecture

Et si la véritable paix n'était pas quelque chose à obtenir, mais quelque chose à reconnaître ?

« Je veux la paix. »

C'est une phrase que j'entends régulièrement dans mes accompagnements.

Parfois, elle est prononcée avec colère. Parfois avec tristesse. Et très souvent avec une immense fatigue.

« Je veux juste être tranquille. »

« Je voudrais que mon mental s'arrête. »

« Je n'en peux plus de penser à tout. »

« Je voudrais ne plus être affecté par les autres. »


Derrière ces mots se cache un désir profondément humain : ne plus être en lutte permanente avec soi-même, avec les autres ou avec la vie.

Mais une question mérite d'être posée : pourquoi cette paix que nous recherchons semble-t-elle si difficile à atteindre ?

Et surtout, sommes-nous certains de la chercher au bon endroit ?

Je vous propose d'explorer plusieurs chemins : des outils concrets issus des thérapies brèves, de la psychologie et de la connaissance de soi, jusqu'à une approche plus profonde, celle de l'investigation directe et de la non-dualité.


1. Pourquoi avons-nous tant de mal à trouver la paix intérieure ?


Nous imaginons souvent que nous serons enfin en paix lorsque certaines conditions seront réunies.

Lorsque notre couple ira mieux.

Lorsque nos problèmes financiers seront résolus.

Lorsque nos enfants seront heureux.

Lorsque nous aurons obtenu cette reconnaissance que nous attendons.

Lorsque les autres auront enfin changé.

Autrement dit, nous faisons dépendre notre paix intérieure de circonstances extérieures.

Le problème ?


Si notre paix dépend de ce qui se passe autour de nous, elle devient aussi instable que les événements de notre vie.

Il suffit alors d'une parole blessante, d'une contrariété, d'une mauvaise nouvelle ou d'une pensée inquiétante pour que tout notre équilibre semble s'effondrer.

Et nous recommençons à chercher.

À contrôler.

À anticiper.

À résister.

Sans toujours réaliser que cette lutte elle-même participe à notre agitation intérieure.


2. Le mental : cet infatigable fabricant de problèmes


Notre mental est un outil extraordinaire. Il nous permet de réfléchir, d'apprendre, d'organiser et d'anticiper.

Mais il peut également devenir un véritable générateur de souffrance lorsque nous prenons chacune de nos pensées pour une vérité.

Imaginez cette situation.

Quelqu'un ne répond pas à votre message.

C'est un fait.

Mais rapidement, votre mental intervient :

« Il m'en veut. »

« J'ai certainement fait quelque chose de mal. »

« Il ne me respecte pas. »

« Je ne compte pas pour lui. »

En quelques secondes, une simple absence de réponse devient une histoire chargée d'émotions.

Pourtant, qu'est-ce qui s'est réellement passé ?

Une personne n'a pas répondu.

Tout le reste est une interprétation.

Cela ne signifie pas que nos ressentis sont faux ou sans importance. Cela signifie que nos pensées ne décrivent pas toujours la réalité : elles décrivent aussi notre manière de l'interpréter.


Un premier exercice pour retrouver de la clarté


Lorsque vous sentez une émotion désagréable apparaître, posez-vous trois questions :

  1. Qu'est-ce qui s'est réellement passé, sans aucune interprétation ?

  2. Quelle histoire mon mental raconte-t-il à propos de cette situation ?

  3. Est-ce que je sais avec certitude que cette histoire est vraie ?

Cet exercice simple permet parfois de créer un espace entre les faits et les conclusions que nous en tirons.

Et dans cet espace, une nouvelle possibilité apparaît : celle de ne plus croire automatiquement tout ce que nous pensons.


3. Cesser de vouloir tout contrôler


Une grande partie de notre agitation intérieure vient de notre désir de contrôle.

Nous voudrions contrôler les événements, les réactions des autres, l'avenir, nos émotions et parfois même nos pensées.

Mais combien de ces éléments dépendent réellement de nous ?

Vous pouvez exprimer vos besoins, mais vous ne pouvez pas obliger quelqu'un à les comprendre.

Vous pouvez préparer votre avenir, mais vous ne pouvez pas garantir chaque événement.

Vous pouvez prendre soin d'une relation, mais vous ne pouvez pas la faire vivre seul.

Et vous pouvez apprendre à mieux accueillir vos émotions, sans pouvoir décider de ne plus jamais ressentir de peur ou de tristesse.

La paix commence parfois lorsque nous cessons d'exiger de la vie qu'elle corresponde exactement à nos attentes.


Un exercice pratique : les deux cercles


Prenez une feuille et dessinez deux cercles.

Dans le premier, inscrivez ce qui dépend réellement de vous : vos décisions, vos comportements, vos limites, votre manière de communiquer.

Dans le second, inscrivez ce qui ne dépend pas directement de vous : les opinions des autres, leurs choix, le passé ou les événements imprévisibles.

Puis demandez-vous :

« Où est-ce que je dépense actuellement le plus d'énergie ? »

Vous pourriez découvrir que vous consacrez une énergie considérable à essayer de modifier ce sur quoi vous n'avez presque aucun pouvoir.

Lâcher prise ne signifie pas renoncer à agir.

Cela signifie apprendre à agir là où notre action est possible, sans nous épuiser à vouloir maîtriser l'immaîtrisable.


4. Accueillir ses émotions plutôt que lutter contre elles


« Je ne veux plus être triste. »

« Je ne veux plus ressentir cette colère. »

« Je veux arrêter d'avoir peur. »

Nous entretenons parfois une relation conflictuelle avec nos propres émotions.

Non seulement nous ressentons une émotion désagréable, mais nous refusons également de la ressentir.

À la douleur initiale vient alors s'ajouter une seconde souffrance : celle de la résistance.

Prenons un exemple.

Vous ressentez de la tristesse.

Si vous vous répétez « Je ne devrais pas être triste », vous ajoutez un jugement à ce que vous vivez.

Mais que se passe-t-il si, pendant quelques instants, vous autorisez simplement cette tristesse à être présente ?

Sans chercher à la comprendre immédiatement.

Sans vouloir la faire disparaître.

Sans vous raconter toute une histoire autour d'elle.


Exercice : accueillir une émotion en cinq étapes


  1. Arrêtez-vous quelques instants dans un endroit où vous vous sentez en sécurité.

  2. Identifiez l'émotion présente, sans chercher à la modifier.

  3. Observez où elle se manifeste dans votre corps.

  4. Laissez votre respiration retrouver un rythme confortable.

  5. Demandez-vous : « Puis-je permettre à cette sensation d'être là, juste maintenant ? »

Vous n'avez pas besoin d'aimer ce que vous ressentez.

Vous pouvez simplement cesser, quelques instants, de vous battre contre cette expérience.

Et parfois, cela change profondément la manière dont elle est vécue.


5. Retrouver la paix grâce aux thérapies brèves


Comprendre intellectuellement nos mécanismes ne suffit pas toujours à les transformer.

Nous pouvons savoir qu'une peur est irrationnelle et continuer à la ressentir.

Nous pouvons comprendre qu'une relation nous fait souffrir et reproduire malgré tout les mêmes comportements.

Pourquoi ?

Parce que certaines réactions sont devenues automatiques, parfois profondément associées à notre histoire, à nos apprentissages ou à nos expériences émotionnelles.

C'est ici que différentes approches thérapeutiques peuvent trouver leur place.


L'hypnose peut accompagner un travail sur les réactions automatiques, les ressources intérieures et les associations émotionnelles.

La programmation neurolinguistique (PNL) propose des outils pour explorer nos représentations, nos croyances et nos comportements.

La communication non violente (CNV) nous invite à mieux reconnaître nos besoins, à les exprimer et à sortir de certains mécanismes conflictuels.

L'EMDR, dans un cadre adapté, permet de travailler sur des souvenirs ou des expériences émotionnellement difficiles.

Ces approches peuvent aider à réduire certaines réactions de lutte et à développer une relation plus apaisée avec soi-même.

Mais il existe encore une autre possibilité.

Une approche qui ne consiste plus seulement à transformer ce que nous vivons, mais à examiner qui est réellement celui ou celle qui vit cette expérience.


6. Et si la paix n'était pas un état à atteindre ?


Nous arrivons ici à une dimension plus profonde : celle de la non-dualité.

Habituellement, nous imaginons la paix comme un état particulier.

Un moment sans pensées.

Une absence de conflits.

Une sensation agréable de calme.

Mais tous ces états sont temporaires.

Le calme apparaît, puis disparaît.

Une pensée surgit.

Une émotion traverse le corps.

Un événement vient bouleverser notre tranquillité.

Si nous confondons la paix avec un état émotionnel agréable, nous passons notre vie à essayer de le retrouver.

La non-dualité propose une exploration radicalement différente.


Et si la paix véritable n'était pas l'absence de mouvement, mais ce qui demeure présent au cœur même du mouvement ?

Imaginez l'océan.

À sa surface, les vagues apparaissent, se déplacent, s'entrechoquent et disparaissent.

Certaines sont douces. D'autres sont immenses.

Pourtant, aucune vague ne peut être séparée de l'océan.

De la même manière, nos pensées, nos émotions et nos sensations changent continuellement.

Mais que pouvons-nous découvrir lorsque nous cessons de nous identifier exclusivement à ce mouvement ?

Cette question ne demande pas une réponse intellectuelle.

Elle invite à une expérience directe.


7. L'investigation directe : qui cherche réellement la paix ?


Je vous propose maintenant de faire une expérience.

Pas besoin de méditer pendant une heure.

Pas besoin de faire le vide.

Pas besoin de croire à quoi que ce soit.

Prenez simplement quelques instants.

Observez ce qui est présent.

Peut-être entendez-vous des sons.

Peut-être ressentez-vous le contact de votre corps avec votre siège.

Peut-être une pensée apparaît-elle.

Tout cela est perçu.

Maintenant, posez-vous cette question :


« Qu'est-ce qui est conscient de cette expérience ? »


Ne cherchez pas immédiatement une réponse avec votre mental.

Regardez.

Une pensée apparaît.

Vous en avez conscience.

Une émotion apparaît.

Vous en avez conscience.

Une sensation corporelle apparaît.

Vous en avez également conscience.

Mais cette conscience elle-même, pouvez-vous la trouver comme vous trouvez une pensée, une sensation ou un objet ?

A-t-elle une forme ?

Une couleur ?

Une limite clairement identifiable ?

Est-elle elle-même agitée lorsque vous observez une pensée agitée ?

Prenez le temps d'explorer ces questions, sans chercher à fabriquer une expérience particulière.

Dans l'approche non-duelle, cette investigation invite à reconnaître que nous ne sommes peut-être pas uniquement l'histoire personnelle à laquelle nous nous identifions habituellement.

Et cette reconnaissance peut transformer notre rapport à la recherche de paix.


8. Le paradoxe : celui qui cherche la paix entretient parfois la recherche


Regardons encore plus profondément.

Lorsque vous dites « Je veux la paix », que se passe-t-il ?

Une pensée apparaît : « Je veux la paix. »

Puis une autre : « Je ne suis pas en paix. »

Puis éventuellement : « Il faut absolument que je fasse quelque chose pour y arriver. »

Une nouvelle lutte commence.

Le mental imagine un état idéal, se compare à cet idéal et conclut qu'il lui manque quelque chose.

Mais que se passe-t-il si, pendant un instant, vous abandonnez l'idée même de devoir atteindre la paix ?


Pas pour devenir passif.

Pas pour nier vos difficultés.

Simplement pour observer ce qui est déjà là, avant toute tentative de modification.

Vous n'avez pas besoin de supprimer les pensées pour constater qu'elles apparaissent.

Vous n'avez pas besoin d'éliminer une émotion pour reconnaître sa présence.

Et vous n'avez pas besoin de fabriquer la conscience de cette expérience : elle est déjà présente.

Et si la paix n'était pas quelque chose que vous deviez produire, mais quelque chose que vous pouviez reconnaître lorsque la lutte pour l'obtenir s'interrompt ?

C'est précisément ce que nous explorons à travers l'investigation directe.


9. Être la paix ne signifie pas ne plus jamais souffrir


Il est important de comprendre cette nuance.

Reconnaître une dimension de paix intérieure ne signifie pas devenir insensible.

Cela ne signifie pas ne plus ressentir de colère, de tristesse, de peur ou de douleur.

Cela ne signifie pas non plus accepter des comportements injustes ou rester dans une situation destructrice.

Vous pouvez ressentir de la colère et poser une limite.

Vous pouvez traverser un deuil et pleurer.

Vous pouvez rencontrer une difficulté et chercher activement une solution.

La paix dont parle la non-dualité ne correspond pas à une indifférence émotionnelle.

Elle désigne une autre manière d'entrer en relation avec l'expérience, sans nécessairement se définir ou se perdre dans chacune de ses manifestations.

Les émotions continuent de vivre.

La vie continue de se déployer.

Mais l'identification systématique à chaque pensée peut progressivement se relâcher.


10. Dix habitudes pour cultiver davantage de paix au quotidien


En complément de cette exploration profonde, voici dix habitudes concrètes que vous pouvez expérimenter :


  1. Commencez la journée sans écran. Accordez-vous quelques minutes avant de consulter messages et actualités.

  2. Observez vos pensées sans les croire automatiquement. Une pensée n'est pas nécessairement un fait.

  3. Apprenez à dire non. Préserver votre équilibre passe aussi par des limites claires.

  4. Accueillez vos émotions. Essayez de les écouter plutôt que de les combattre.

  5. Revenez à votre corps. Marchez, respirez, ressentez vos appuis et vos sensations.

  6. Diminuez les sollicitations inutiles. Le silence et les moments sans stimulation peuvent devenir de véritables ressources.

  7. Exprimez vos besoins clairement. Ne demandez pas aux autres de deviner ce que vous n'osez pas formuler.

  8. Distinguez les faits de vos interprétations. Vous éviterez de nombreuses souffrances alimentées par les suppositions.

  9. Acceptez de ne pas tout résoudre immédiatement. Certaines situations demandent du temps.

  10. Accordez-vous chaque jour un instant d'investigation. Au lieu de demander « Comment obtenir la paix ? », explorez « Qui est celui qui la cherche ? »

Ces habitudes ne constituent pas une nouvelle liste d'obligations.

Elles sont des invitations à vivre autrement.


11. La paix n'est peut-être pas au bout du chemin


Nous passons parfois des années à essayer de devenir quelqu'un d'autre.

Plus fort.

Plus calme.

Plus confiant.

Plus spirituel.

Plus accompli.

Nous imaginons qu'une fois cette transformation réalisée, nous pourrons enfin nous autoriser à être en paix.

Mais cette recherche peut devenir interminable.

Il y aura toujours une pensée à améliorer, une émotion à apaiser, une situation à résoudre.

Alors peut-être pouvons-nous envisager les choses autrement.

Oui, nous pouvons apprendre à mieux nous connaître.

Oui, nous pouvons transformer nos comportements, dépasser certaines blessures et améliorer nos relations.

Et en même temps, nous pouvons explorer cette possibilité :


La paix profonde ne dépend peut-être pas de ce que nous devenons, mais de ce que nous reconnaissons être.


La paix ne serait alors plus uniquement une destination.

Elle pourrait être ce qui se révèle lorsque nous cessons, ne serait-ce qu'un instant, de nous battre contre l'expérience présente.

Et si, au lieu de vouloir la paix, nous commencions par découvrir ce qui, en nous, n'a jamais eu besoin de lutter ?


Aller plus loin avec Reliance Formations


Depuis plus de 14 ans, j'accompagne les personnes qui souhaitent mieux comprendre leurs mécanismes psychologiques, dépasser leurs blocages et retrouver davantage de liberté intérieure.

Mon approche associe les outils des thérapies brèves à une exploration plus profonde de la conscience et de la non-dualité.

Selon votre besoin, nous pouvons travailler sur vos difficultés émotionnelles, vos croyances, vos schémas répétitifs ou explorer directement la question de votre véritable nature.


Pour découvrir mes accompagnements :

Angélique Ducros – Reliance Formations

Hypnothérapeute, praticienne en thérapies brèves et accompagnante en investigation non-duelle.

28 rue des Bergeronnettes, 66140 Canet-en-Roussillon

Téléphone : 06 26 07 45 50

Se relier à soi, se relier au monde.

Commentaires


bottom of page